La dermatite péri-buccale: conseils et soins

Mon article sur la dermatite péri-buccale, dont j’ai souffert l’an dernier, amène toujours de nombreuses visites, de commentaires et/ou emails. Plusieurs d’entre vous me demandent comment ma dermatite péri-buccale a évolué, l’adresse de mon dermatologue et comment je prends soin de ma peau. Afin de répondre à toutes ces questions, je vous partage mon expérience ici.

Qu’est ce que la dermatite péri-buccale?

Pour rappel, la dermatite péri-buccale ou péri-orale est une inflammation aiguë de la peau du visage. Comme son nom l’indique, l’inflammation se localise principalement autour de la bouche et des yeux. Cette maladie touche entre 0,5 et 1% de la population, majoritairement des femmes entre 20 et 40 ans. Chez ces personnes, il y a une prédisposition dû à un terrain atopique et/ou à la peau sèche.

La dermatitepéri-buccale était même à l’origine appelée dermatite de l’hôtesse de l’air car c’est chez les hôtesses de l’air que la maladie s’est manifestée pour les premières fois. La peau enfle et devient rouge. De nombreux boutons comme des grappes apparaissent (dans mon cas). La peau est enflammée, des sensations de brûlures peuvent se ressentir voire même des démangeaisons. Quand les symptômes persistent, la flore microbienne est d’autant perturbée et des pustules apparaissent, ainsi que des symptômes de desquamation.

Comment apparait la dermatite péri-buccale?

La maladie apparait suite à une surconsommation de produits de soins cosmétiques (dans mon cas, je tiens à la préciser). Cette surconsommation est liée à la peau sèche qui tiraille et amène de l’inconfort dans la journée. Alors, nous avons tendance à appliquer de la crème plusieurs fois par jour (matin et soir, généralement) afin de soulager ces sensations. Nous sommes apaisées momentanément mais la peau est, en fait,surhydratée. La fonction barrière protectrice de la peau s’en retrouve perturbée, déséquilibrée et c’est là que les problèmes commencent.

Certains ingrédients dans les cosmétiques sont également plus ou moins responsables de ce déséquilibre et peuvent parfois étouffer notre peau.

Cette maladie est une maladie davantage croisé en cabinet libéral qu’aux urgences dermatologiques. C’est pour cette raison que mes premières consultations ne m’ont pas aidé. Trouver un dermatologue compétent est difficile et les délais d’attente sont parfois dingues.

Voici le lieu où j’ai consulté:

Cabinet du Dr VICART Michèle, 9 rue Brantôme, 75003 Paris

J’ai été vu par son remplaçant le Dr HORTIG, un dermatologue extrêmement compétent et pédagogique.

Soigner la dermatite péri-buccale

Le traitement est sans appel: il est nécessaire que la peau se restaure. Et pour ce faire, il n’y a pas d’autres moyens que de proscrire TOUS les soins cosmétiques. Evidemment, cela est très difficile de ne plus hydrater une peau à tendance sèche. Le premier mois est le plus dur. Je ne vous cache pas que je me suis fait vraiment violence pour tenir. Néanmoins, il faut se faire une raison et si l’on souhaite soigner la dermatite péri-buccale, il faut en passer par là.

Le dermatologue m’a aussi prescrit un médicament mais il n’est pas destiné directement à la dermatite péri-buccale. Il s’agit d’un traitement pour l’acné qui m’a permis de supporter les symptômes sur les premières semaines.

Comme mentionné dans mon précédent article, même si je ne pouvais pas utiliser des soins cosmétiques, je nettoyais quand même ma peau. Vivant en région parisienne, il faut quand même débarrasser l’épiderme de toute la pollution. Pour ce faire, j’ai utilisé un lait nettoyant très doux que je rinçais à l’eau. Puis, la petite hydratation que ma peau avait, était via de l’eau thermale.

En respectant ces règles, la quasi totalité des boutons ont disparu en quatre semaines. La peau réagit comme à un coup de soleil et pèle. La peau dégonfle et devient moins rouge. Je n’ai eu aucune cicatrice ou marque au niveau de l’épiderme. J’ai retrouvé ma peau comme elle l’était en environ trois mois.

Quelle routine beauté à adopter pour une dermatite péri-buccale?

Évidemment, j’ai dû revoir toute ma routine beauté. Sur les conseils de mon dermatologue, j’ai arrêté d’utiliser tous les produits à base d’huile ou textures « grasses » comme les huiles démaquillantes, les sérums sur une base d’huile végétale, bref, tous ces soins qui ont tendance à étouffer notre peau. Ils peuvent convenir à certaines mais dans notre cas, il vaut mieux éviter de les utiliser régulièrement. Un an plus tard, j’ai pu en utiliser certain mais avec parcimonie et je fais très attention aux textures et compositions. Je vous parlerai bientôt d’une huile démaquillante que j’ai testé récemment (restez bien connectées!).

Les produits que j’utilise maintenant ont des textures aqueuses, non grasses et très légères et ce même en hiver. La peau n’a pas forcément besoin de « gras » venant de l’extérieur. Une alimentation équilibrée fournira ce « gras » (oméga, vitamine E, etc.). En effet, privilégiez les graisses végétales dans votre alimentation comme les huiles végétales extraites à froid, avocat, oléagineux: amandes, noix, etc. – en quantité raisonnable. Elles apportent les nutriments dont nos cellules ont besoin pour fonctionner et ce d’autant plus que nous ne les fabriquons pas.

Lorsque je nettoie mon visage, j’ai aussi adopté le réflexe de bien rincer ma peau. J’utilise la technique du « double cleanse » qui est de nettoyer en deux fois la peau. Je commence par un lait (ou huile, mais avec parcimonie!) pour enlever le plus gros du maquillage. Je rince puis utilise un gel nettoyant moussant. Je rince à nouveau puis j’utilise une lotion micellaire pour retirer les derniers résidus de maquillage. Je rince cette lotion puis applique une eau florale (une ou deux pulvérisations qui permet de resserrer les pores et d’apporter une action spécifique à la peau comme apaisante, hydratante, etc. en fonction de l’eau florale choisie).

Il faut éviter le layering, c’est-à-dire faire des couches de produits de soins comme: sérum, crème visage et crème contour des yeux. Notre peau n’a pas forcément besoin d’autant. Du coup, mon choix de produit se dirige vers des formules qui peuvent être 2-en-1. Ou alors, si vous souhaitez combiner deux produits, utiliser une très petite quantité.

J’ai aussi réduit la quantité de produit que j’applique sur ma peau. J’avais tendance à être assez généreuse avec ma peau sauf que dans notre cas, il faut « doser juste ». Ni trop, ni trop peu. Aucun résidu de produit doit se sentir sur la peau. J’ai pu ajuster cela avec l’expérience et en étant à l’écoute de ma peau. Prenez le temps pour en faire de même. En hiver, je peux appliquer de la crème matin et soir mais en printemps/été, cela n’est pas systématiquement le cas.

Les gommages et masques sont à utiliser avec parcimonie. A jour d’aujourd’hui, je fais rarement les deux à la suite. Je fais soit gommage, soit masque ou alors, j’utilise des produits 2-en-1 à nouveau. Concernant le rythme, j’en fais en moyenne toutes les deux semaines. Ou alors, si je souhaite juste une action pour resserrer mes pores à un temps T, je vais appliquer un masque sur la zone que je souhaite traiter et non plus sur tout le visage.

Un an après, quelles leçons j’en ai tiré?

J’ai compris comment ma peau fonctionnait. Je suis davantage à l’écoute de son équilibre et des signes avant coureurs parce que oui, évidemment, il y a eu des moments où je pouvais être un peu moins vigilante et avoir un ou deux boutons de type dermatite qui réapparaissaient. Dans ces cas, je rectifie le tir immédiatement. J’allège à nouveau ma routine soins et pour les produits maquillage, j’utilise alors que des formules poudres afin d’éviter le côté hydratant d’un fond de teint liquide.

Je fais encore plus attention aux produits que j’utilise: texture, formule, etc. Les produits biologiques ne représentent pas forcément une solution car ils sont souvent composés d’huiles végétales (généralement à proscrire dans notre cas) ou des huiles essentielles (une vigilance est nécessaire).

Du fait du blog, je teste toujours des produits de soins mais en moindre quantité. Ma passion ne s’est pas affaiblie mais mon regard et ma manière d’appréhender le sujet à évoluer.

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