Derrière un sourire…

Derrière un sourire

Derrière un sourire…

Behind a smile…

Derrière un sourire

Derrière un sourire

Derrière un sourire

Derrière un sourire

Je me demandais si j’allais en parler sur le blog mais certains événements de ce week-end m’ont décidé de déposer mes mots ici…Parce que j’avais envie d’écrire ce qui me prenait de la place dans ma tête, d’écrire pour vous mais que mon humeur n’était pas à parler produits de beauté.

On me dit souvent que ce qui marque quand on me rencontre sont mon sourire et mon regard

Je suis tout le temps souriante. J’aime sourire de nature parce que c’est avenant, ça éclaire le visage et parce que je suis une personne profondément optimiste. Sourire me sert aussi à cacher d’autres choses. C’est une « défense » qui ne coûte pas très chère et qui, le plus souvent, évite les questions. J’ai beau écrire sur le blog, partager des petits bouts de vie ou d’humeurs, je reste une personne très pudique. Et encore…il y a quelques années, j’étais une personne extrêmement secrète et je n’arrivais pas à parler de moi ou de ce que je vivais en coulisse. J’étais lisse, sans aspérité et surtout dans un contrôle permanent. Je me suis beaucoup réfugiée dans le monde artistique et imaginaire qui me soulageait le temps de quelques instants. J’oubliais ou en tout cas, j’imaginais que j’oublier. Je peux vous dire que ce n’est pas pour rien que mes choix m’ont amené à devenir psychologue, à exercer auprès des enfants placés et d’origines différentes…Rien n’est hasard dans ces cas-là.

Et puis, il y a eu une rencontre en particulier qui a fait que les verrous ont commencé à se dévisser. Cela demande du temps, beaucoup de temps…Cela doit faire à peu près dix ans maintenant. J’en 28 ans, bientôt 29, donc quasiment le tiers de ma petite vie. D’autres sont arrivées un peu plus récemment et sont tout autant riches, profondes, soutenantes…

Justement, en parlant de ma « petite vie »…Le mois d’avril 2016 a été un moment de vérité, comme on le dirait en psychanalyse: « le Réel est venu me percuter ». Un événement qui a fait que je ne pouvais plus continuer comme ça. Un moment de rupture qui m’a amené à prendre la décision la plus difficile que j’ai eu à prendre de ma vie. Je ne peux que vous inviter à lire mon article 30 Days Yoga Camp : Mon Expérience qui reprend quelques ressentis intimement liés à tout ce cheminement personnel et qui a été d’un grand soutien dans ce que j’ai entrepris.

Le premier pas, le premier acte posé est toujours le plus difficile. J’en étais littéralement malade. Je cherchais mon souffle, ma tête tournait comme elle n’avait jamais tourné, le vertige, des angoisses à n’en plus finir et surtout une prise de conscience profonde, fondamentale sur ce que j’avais vécu pendant si longtemps – en résumé, depuis que je suis arrivée sur notre Terre. Et, malgré la difficulté, je garde quelques mots affichés continuellement : « La liberté existe toujours, il suffit d’en payer le prix » – Henry de Montherlant.

Ce prix, j’ai fait le choix de le payer – dans tous les sens du terme possible et imaginable. Ces moments impliquent de la perte qu’elle soit matérielle, relationnelle, émotionnelle…Certes, c’est extrêmement dur mais tout cela ne peut amener que de l’infiniment mieux. Croire en soi que l’on mérite de vivre sa vie à soi, que ça vaut la peine: qu’on en vaut la peine! Que si nous ne prenons pas soin de nous, qui le fera?

Le « bénéfice » à la fin n’en sera que mérité, gagné, savouré et vaut cette traversée, ce voyage quasi initiatique. Je ne peux pas parler de renaissance parce qu’on ne peut effacer l’histoire. On ne peut que changer de page et écrire un nouveau chapitre.

Pour écrire ce nouveau chapitre, je dois conclure le précédent et pour cela certains mots sont essentiels. Même s’ils étaient présents dans ma tête, les prononcer à voix haute leur donnent une résonance différente. Oser faire passer ces syllabes, en partager certains à quelques personnes très prochesD’autres, dans un lieu contenant, un peu hors du temps (dans le cabinet d’une collègue si vous préférez…). Il ne reste plus qu’à les « digérer », les accepter et surtout, trouver la force et les moyens de recoudre les plaies

Au moment où je laisse une trace de ce moment si particulier qui marque ma vie…Il est quasiment 1h du matin, j’écoute de la musique qui mélange émotions et inspirations…Et surtout, mes yeux se brouillent sans cesse et je dois m’y reprendre à plusieurs reprises pour relire ce que tape mes doigts.

Au jour d’aujourd’hui, je ne pourrais aller plus loin dans le pourquoi du comment de cet article humeur. J’ai encore besoin de préserver certains éléments parce que trop tôt, trop frais, trop à vif. Néanmoins, si vous sentez que je suis un peu déconnectée du blog et des réseaux sociaux, que les publications sont un peu moins soutenues dans les temps actuels et peut-être futurs, en voici l’explication.

Alors, derrière un sourire peut se cacher tout un tas d’histoires, des souffrances, un vécu dont on peut rarement se douter…Mais, encore une fois quelques mots du livre/film « The Perks of Being a Wallflower » (Le Monde de Charlie) qui ont un sens tout particulier pour moi et qui sont source d’étayage:

« Mon médecin m’a dit qu’on ne peut pas choisir de là où l’on vient mais que l’on peut choisir où nous allons à partir de là. Je sais que ça ne répond pas à toutes les questions mais ce fut suffisant pour commencer à rassembler les morceaux. »

Retrouvez ce look dans l’article « La vie en rose« 

Photos : Lhx Lizou

Derrière un sourire

Derrière un sourire

Derrière un sourire

I was wondering if I was going to talk about it on the blog but certain recent events decided me to file my words here…because I had to write on the things in my head, to write for you but my mood wasn’t fancying to talk about beauty products.


I am often told that what marks when someone meets me is my smile and my eyes.


I’m smiling all the time. I love smiling by nature because it is friendly, it illuminates the face and because I’m a deeply optimistic person. Smile can also be used to hide other things. It is a « defense » that doesn’t cost much and, most often, allows to avoid questions. Even if I’m writing on the blog, sharing little bits and bobs of life and moods, I am a very private person. And yet…there a few years ago, I was extremely secret and I couldn’t talk about me or what I was living « backstage ». I was smooth, even and especially in permanent control. I found refuge in the world of art and imagination which relieved me for a few minutes. I forgot or at least I thought I was forgetting. I can tell you that it is not for nothing that my choices have led me to become a psychologist, to exercise with foster children and from different parts of the world… Nothing is random in these cases.


And then, there was one particular person that made the locks began to loosen. This takes time, a lot of time…It must be almost ten years now. I 28 yo, 29 soon, so almost a third of my little life. Some others came after and means the world to me.


Precisely speaking of my « little life »…April 2016 was a moment of truth, as one would say in psychoanalysis: « Reality came crashing me. » An event happened and I couldn’t go on anymore. A moment of rupture that led me to take the most difficult decision I had to take in my life. I can only invite you to read my blogpost 30 Days Yoga Camp: My Experience shows that some feelings are intimately connected to my personal journey and was very supportive in what I have undertaken.

The first step, the first act is always the hardest. I was literally sick. I was looking for my breath, my head was spinning as crazy, dizziness, anxiety to no end, and above all a deep awareness, fundamental to what I had lived for so long – in short, since I arrived on Earth. And despite the difficulties, I’m keeping in mind some meaningful words : « Freedom is always available. One need only pay the price for it » – Henry de Montherlant.


This price, I made the choice to pay it – in every sense possible we can imagine. These moments involve loss either material, relational, emotional…Certainly, it’s extremely hard but this can only lead to something much better. Believe in yourself that you deserve to live your life, that it’s worth it: we are worth it! If we dont take care of ourselves, who will?

The « profit » in the end will only be earned, won, tasted and worth this almost initiatory journey. I can not talk about rebirth because we can not erase our history. We can only change the page and write a new chapter.


To write this new chapter, I must conclude the previous one and that’s why certain words are essential. They were there in my head but saying them aloud give them a different resonance. Dare to pass these syllables, share some of them with few very close people… Others, in a secure and a little out of time place (in the office of a colleague if you prefer…). There remains only to « digest », accept  them and especially find the strength and the means to stitch up the wounds.


By the time I’m leaving some words of this moment that marks my life… It’s almost 1am, I’m listening to music that mixes emotions and inspirations…And above all, my eyes are blurred and constantly it’s taking me several times to reread what my fingers are typing.

As of today, I could not go further into why and how this mood blogpost. I still need to maintain some elements because it’s too early, too fresh, too painful. Nevertheless, if you are feeling that I’m a little disconnected from the blog and social medias or the rhythm of blogposts are somewhat a bit more scarce in the current and perhaps future time, that’s why.


Then, behind a smile can hide a lot of stories, pains, an experience which can hardly suspect…But, again some words from the book/movie The Perks of Being a Wallflower that have a special meaning for me and are shoring source:


« My doctor said we can’t choose where we come from but we can choose where we go from there I know it’s not all the answers but it was enough to start putting these pieces together. »

Derrière un sourire

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4 Commentaires

  1. 6 juin 2016 / 10:27

    Ma Jolie Saraaaaaaah!

    Gros câlins tous pleins pour toi! Tu sais que je pense fort à toi et je sais aussi pertinemment que tu t'en sortira! Certes cela va prendre du temps, mais je te connais depuis un petit moment et je sais que ça ira!

    Les périodes noires ne durent pas. Bien sur quand on est dedans cela semble infini et il nous arrive par moment de croire que l'on s'en sortira pas, alors qu'il faut juste du temps et de l'adaptation et la patience.

    Tu es bien prise en main et tu as pris les meilleures décisions jusque là et tu continuera de le faire. Je sais que c'est dur, surtout quand il y en a qui essaie de te faire du mal ou même te faire culpabiliser, mais tu dois d'abord penser à toi. Le reste viendra après.

    Enfin voilà, je te fais de gros bisous et garde ton jolie sourire avec tes jolis yeux qui pétillent car même si pour toi c'est un masque, une défense, c'est aussi la meilleure arme quoi soit pour déstabiliser ceux qui te veulent du mal! :-* <3

    • 6 juin 2016 / 6:25

      Merci Marie <3
      Je sais que ça ira dans le futur mais on ne peut empêcher certaines angoisses ou sentiments venir nous submerger….Le temps, il n'y a que ça.

      J'ai de la chance d'avoir des personnes douces et "caring" autour de moi!
      Merci pour tes mots, tes bisous et tes câlins xxx

  2. 6 juin 2016 / 10:34

    Et dire que même un article humeur tu prends la peine de le traduire.
    Ton texte est beau, très beau. J'espère que tu réussiras à panser tes plaies et à aller de l'avant chaque jour un peu plus. Pour le peu que je te connais je pense que tu mérites beaucoup de bonheur et de reconnaissance pour ce que tu apportes à ce monde chaque jour.
    J'ai été ravie de te voir ce week-end. Prends soin de toi surtout et pense à toi.

    Bises,
    Juliette

    • 6 juin 2016 / 6:29

      Merci pour tes mots Juliette. C'est très touchant ce que tu me dis, et ce, même si on se connait pas beaucoup.

      Et oui, je l'ai même traduit cet article…Parce que les lectrices d'ailleurs qui me suivent ont tout autant le droit de savoir et de comprendre que les francophones. Le partage est prioritaire. Bien sûr, tu perds un peu au niveau de la musicalité du texte français mais ça n'est pas très grave.

      Cela m'a fait aussi plaisir de te voir ce week-end et d'ailleurs, participer au vide dressing de Coralie m'a changé les idées pendant quelques heures. Ca fait du bien, on a rigolé, mangé des gâteaux, fait des câlins à Luna, bref, on vit.

      A très bientôt,
      Bises

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