On Verra Bien Si On Se Noie

Un court-métrage écrit et réalisé par Hugo Becker.

A short film written and directed by Hugo Becker.

“On verra bien si on se noie”, un titre qui sonne déjà comme la conclusion de l’histoire, voire sa morale. On verra bien si on se noie…C’est une expression que l’on entend plus trop alors qu’elle est pleine de sens. Elle m’évoque la prise de risque, la fougue, le processus de sortir de sa zone de confort et surtout, l’aventure!

“On verra bien si on se noie” (j’utiliserai l’acronyme OVB) est le titre d’un court-métrage écrit et réalise par Hugo Becker (Gossip Girl, Damsels in Distress et plus récemment Chefs). Lorsque le blog était encore au stade embryonnaire, je vous avais parlé d’un court-métrage “Le Pont de l’Ange“. Pour OVB, on retrouve un noyau commun d’artistes et de techniciens. J’ai eu la chance de revivre cette expérience cinématographique alors j’en profite pour partager ce moment avec vous. Je tiens à préciser que je ne suis ni spécialiste, ni critique. Cependant, qu’elles soient grandes ou petites, imaginaires ou réelles, j’aime profondément les histoires et j’aime parler d’elles!

“On verra bien si on se noie” (“We’ll see if we drown”) a title that already sounds like the conclusion of the story, even like the moral. We’ll see if we drown … It’s an expression we don’t hear that much anymore even if it’s meaningfull. It reminds me of taking risks, passion, the process to get out of our comfort zone and above all, the adventure!
“On verra bien si on se noie” (I will use the acronym OVB) is the title of a short film written and directed by Hugo Becker (Gossip Girl, Damsels in Distress, and more recently Chefs). When the blog was in its first steps, I written about another short film “Le Pont de l’Ange“. For OVB, there is a common team of artists and technicians. I had the chance to relive the experience so I took the opportunity to share this moment with you. I want to clarify that I am neither a specialist or a critic. However, whether long or short, imaginary or real, I deeply love stories and I love talking to them!

Une ambiance champêtre au Royal Monceau!

Synopsis d’OVB 

Renflorouc, un petit village parmi des milliers d’autres petits villages. Mickey, Voltaire et K.O ont un quart de siècle. Mickey est fan de Walt Disney, et assistant d’un boucher pas commode qui se fait appeler Ares. Voltaire est un apprenti escroc sans envergure, à moitié fumeur de pétards, à moitié philosophe. K.O, lui, se prend pour un boxeur. Mickey, Voltaire et K.O ont décidé de passer la seconde, d’arrêter de manger des pâtes, et de mettre les voiles. C’est là que ça se complique, quand on veut quelque chose, faut aller le chercher.

Durée : 22 minutes et 23 secondes

Renflorouc, a small village among thousands of other small villages. Mickey, Voltaire and K.O have a quarter of a century. Mickey is a Walt Disney fan, and an assistant to a butcher who is a piece of work and calls himself Ares. Voltaire is a young crook without scale, half weed smoker, half philosopher. K.O, thinks he’s a boxer. Mickey, Voltaire and KO have decided to speed a bit, stop eating pasta, and set sail. This is where it gets complicated when you want something, you must go and get him.

Casting

Elyas Zenasni : Voltaire

Constantin Balsan : Mickey

Pierre Nisse : KO

Zinedine Soualem : Worek

Antoin Basler : Ares

Jean-Benoit Ugeux : Duren

Margaux Van Den Plas : Valentine

Fanny Sidney : Jane

Nouvelle Donne Productions

Teaser

Qu’est-ce que j’en ai pensé?

OVB se veut être une fable, une histoire de trois amis qui se laissent porter par leur rêverie, leur soif de liberté et surtout une utopie un peu naïve que seule une bande de copains arrivent à nourrir.

Le court-métrage dure 22 minutes, ce qui est une longueur honorable et pourtant…La projection est passée comme un flash. La manière dont les images s’enchaînent ne laisse aucun temps mort et le spectateur est quasi en apnée…Ironique, n’est-ce pas?

Lorsqu’on visionne OVB, on est envahi par l’énergie que toute l’équipe à déployer: ça vit et ça bouscule!

Chaque personnage est très caricatural et cela m’a fait beaucoup rire. Ceux que j’ai préféré sont Mickey et Worek. Worek pour le jeu incroyable de l’acteur qui m’a laisser bouche bée. Vraiment, un grand bravo à Zinedine Soualem pour avoir pu insuffler autant d’énergie et de folie dans son personnage. Le personnage de Mickey est complètement lunaire, en décalage avec cette part d’enfance qu’il est si important de conserver en grandissant. Constantin Balsan excelle à incarner sa lenteur et l’apesanteur du personnage.

Sur le moment, je cherchais à qui il me faisait penser et quelques jours après, je me suis rappelée un dessin animé que j’avais adoré étant petite. Tant par sa coupe de cheveux que par son caractère, Mickey m’a fait me souvenir d’Arnold du cartoon américain “Hey! Arnold”. Qui d’autre que moi se souvient de ce garçon à la tête en forme de ballon de rugby et de sa coupe de cheveux explosives?!

Les répliques et surtout les mots qui rythment OVB sont incisives et sans concession. On sent que Hugo aime les mots, et même, les gros! Je ne lui ai pas posé la question mais je pense que cet exercice l’amuse. 

Ce que j’ai aimé est la proximité des personnes à l’écran qui permet une identification rapide et un regard presque omniscient. Certaines scènes m’ont plus fait rire ou interpeller que d’autres mais chaque personne a sa sensibilité et un regard bien particulier. Ne l’ayant vu qu’une fois, je ne vais pas non plus trop rentrer dans le détail.

Ce qui m’a touché dans ce court-métrage est la rêverie que cette bande de copains partage. Rêver parait être quelque chose d’un peu trop banal pour notre société actuelle alors que le rêve est le propre de l’Homme. Rêver tient pourtant à peu de choses et c’est grâce aux rêves que de nombreuses innovations, créations ont vu le jour. Rêver, c’est vagabonder et surtout, s’interroger sur ce qui nous définit comme être humain.

La phrase que j’ai retenue d’OVB est une réplique que Voltaire dit à ses amis: “Qu’est-ce qui est important pour nous?”. Cette question est à la fois simple et très complexe. On est dans l’ordre du fondamental. Qu’est-ce qui est important pour nous? Qu’est-ce qui nous singularise mais surtout nous fait vivre? Où vient se nicher notre désir (au sens analytique du terme. Je ne peux m’empêcher de nouer ma sensibilité personnelle et ma profession de psychologue ici!) ?

Félicitations à toutes les équipes qui ont travaillé sur OVB et j’espère que d’autres productions verront le jour. Alors Hugo, si tu as d’autres histoires à raconter, je veux bien les écouter…

What I thought about it?

OVB wants to be a fable, a story of three friends who let themselves be carried by their dreams, their desire of freedom and above all, the naive utopia that only a group of friends can feed.
The short film lasts 22 minutes, which is an honorable length and yet … The projection flew like a flash. The way the scenes are linked leaves no dead time and the viewer is almost snorkeling … Ironic, is not it?
When you are watching OVB, you are overwhelmed by the energy that the entire team spread: it’s alive and it shakes!


Each character is very cartoonish and it made me laugh a lot. My favorites are Mickey and Worek. Worek for the incredible acting game which leave me speechless. Really, a big bravo to Zinedine Soualem who injected so much energy and madness in his character. The character of Mickey is completely lunar, out of step with that part of childhood which is so important to keep while growing. Constantin Balsan excels to embody the slowness and weightlessness of the character.
At the time, I was looking for who he reminded me and a few days later, I remembered a cartoon that I had loved as a child. As much for the haircut as the features, Mickey made me remember Arnold of the US cartoon “Hey! Arnold”. Who else but me remembers that boy with a rugby ball-shaped head and his explosive haircut ?!


Lines and especially words that punctuate OVB are incisive and uncompromising. We can feel that Hugo loves words, and the big ones (I mean swearwords)! I have not asked him but I think he’s enjoying that.


What I liked was the proximity of people on the screen that allows quick identification and an almost omniscient feeling. Some scenes were more funny to me or touching than others, but each person has their own sensitivity and a special look. Having seen only once, I will not go in too much details.


What touched me in this short film is the dream that this group of friends are sharing. Dreaming seems to be something a little too commonplace for our society while the dream is the essence of man kind. Dreaming doesn’t require much and thanks to the dreamers that many innovations, creations emerged. Dreaming means to wander and above all, to question about what defines us as human beings.
The quote I retained from OVB is a line Voltaire told to his friends: “What is important for us?” This question is simple and very complex at the same time. We are touching to the fundamental. What’s important to us? What makes us unique but mostly alive? Where does our desire drive us ?


Congratulations to all people who worked on OVB and I’m hoping taht other productions will emerge. By the way, Hugo, if you have other stories to tell, I’m a good listener!

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